Le soutien au « Green Culture Fest »

Le troisième Green Culture Fest a eu lieu du 10 au 12 septembre à Ada Bojana. La Fondation a apporté une aide financière aux organisateurs de l’événement, à l’association KRUG de Londres et à la municipalité d’Ulcinj. GCF a été organisé afin de promouvoir le rôle des industries créatives à travers les ateliers créatifs et nouvelles méthodes dans le cadre de la création de l’environnement durable dans lequel nous vivons.

Le prince Nikola, président de la Fondation, en prononçant le discours d’ouverture, a rappelé les conséquences graves du réchauffement climatique, de l’épuisement des ressources de notre planète et de l’entassement de déchets.
« Les causes de cet état de choses nous sont très connues et cela nous fait de plus en plus prendre conscience du fait que l’activité humaine est la plus importante. Nous connaissons aussi les moyens pour diminuer ou arrêter ces processus. Il s’agit de notre mode de vie, de nos systèmes de production et de la gestion des ressources naturelles. Une nouvelle révolution culturelle s’impose parce qu’il suffit d’un nouveau mouvement culturel pour changer de système de valeurs », a dit le prince Nikola.

Le programme GCF de cette année comptait environ 200 participants et couvrait les secteurs tels que : culture verte, science verte, business vert et mode de réflexion vert.
Pour plus d’informations cliquer sur le site internet: www.greenculture.world  

Discours intégral du présidente de la Fondation Petrovic Njegos 

Chers représentants du corps diplomatique 
Chers représentants de la municipalité d’Ulcinj 
Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Je remercie les organisateurs de cette manifestation et tout particulièrement Vesna Sokolovska Jovicevic, qui nous réuni aujourd’hui autour de l’écologie et de la Green Culture.

Au delà du plaisir de se trouver si bien entouré, dans cette petite Ile mythique d’Ada Bojana qui représente pour tous ceux qui la connaissent un symbole du retour à la nature, je mesure la responsabilité que cela représente d’être ici aujourd’hui, par rapport au défis auxquels notre génération est confrontée en ce qui concerne non seulement le réchauffement climatique mais encore, à terme, la survie de l’humanité.

En effet, les différentes études, analyses, simulations jusqu’aux constatations les plus récentes ne nous permettent plus de douter d’une part des conséquences catastrophiques du réchauffement climatiques, d’autre part de l’épuisement des ressources de la planète et de l’accumulation des déchets dus à l’activité humaine.

La date à laquelle nous avons épuisé en 2014 le quota de ressources renouvelables pour l’année a été évaluée au mardi 19 aout par l’ONG Global Footprint Network.

Plus récemment le GIEC y met en garde, que le seuil d’augmentation de la température de 2° qui est considéré comme une cote d’alerte, sera inévitablement dépassé dans la décennie qui vient si les gouvernements de la planète ne changent pas radicalement de stratégie vis à vis des émissions de CO2 et s’ils ne prennent pas en commun des mesures beaucoup plus radicales.

Cette question brûlante ne peut plus être l’objet seulement d’une réévaluation bien pensante annuelle ou biannuelle, seule une action quotidienne de tous et dans la durée peut encore éviter que nous dépassions rapidement un seuil qui serait irréversible et qui plongerait l’humanité dans le chaos.

Selon une étude de l’Université du Minnesota, du fait de la déforestation et de l’urbanisation, chaque année la planète perd autour de 100 000 Km2) de terre arable quand la population croit d’environ 100 000 000 d’habitants.

Dans le cas d’une augmentation de la température de plus de 2°, l’élévation du niveau des mers pourrait atteindre 2 mètres dans les prochaines décennies. Ce phénomène serait accompagné d’une dégradation météorologique qui gênerait considérablement les transports maritimes.

Ces catastrophes ne sont plus des prophéties alarmistes mais des réalités dont la seule inconnue est le timing et les scénarii qu’elles vont provoquer. Sachons seulement que plus nous avançons dans le siècle, plus nous nous apercevons que les délais annoncés raccourcissent.

Nous connaissons les raisons de cette évolution et nous sommes de plus en plus conscients du fait que l’activité humaine en est la principale. Mais nous connaissons également les moyens de freiner et si possible de stopper ce processus.

Il s’agit de notre mode de vie, de nos systèmes actuels de production et de gestion des richesses naturelles. C’est une véritable révolution culturelle qui s’impose à nous. Car seul une nouvelle approche culturelle peut nous permettre de modifier nos échelles de valeurs.

À ce propos je vous conseillerais deux lectures qui m’ont éclairé ces derniers temps. L’encyclique du Pape François sur l’environnement et le dernier livre de Naomi Klein « Tout peut Changer » (This changes everything)

Ils nous restent encore quelques années pour convaincre, pour réveiller les consciences de ceux qui dirigent et contrôlent les économies mondiales, mais aussi pour rassembler ceux qui sont conscients et veulent inverser cette course folle. C’est le sens de notre réunion d’aujourd’hui.

Dans deux mois se tiendra à Paris la 21 conférence internationale sur le réchauffement climatique (COP 21). Je proposerais qu’à la fin de notre rencontre une appel signée par les organisations et les personnalités présentes, soit adressée à la COP 21 depuis la plage d’Ada Bojana qui pourrait disparaître si cette conférence de la dernière chance échoue une fois de plus à prendre des mesures fortes et contraignantes.

Cet appel pourrait insister particulièrement sur le rôle important de la culture et de l’éducation dans l’indispensable transition écologique qui s’impose à tous.

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaites une journée fructueuse dans ce petit paradis.